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Issy-les-Moulineaux : Lettre de Gabriel Attal

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Issy-les-Moulineaux : Une Isséenne, première femme députée de notre circonscription !

Suite à sa nomination en tant que Secrétaire d’Etat auprès de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale, Gabriel Attal laisse sa place de député à sa suppléante, Florence Provendier.

Florence Provendier, Isséenne, devient ainsi la première femme députée de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine !

Ayant soutenu leur campagne des législatives en 2017, je félicite Florence Provendier, et bien évidemment Gabriel Attal qui pilotera le futur Service National Universel (SNU), marquant le retour à l’engagement civil de nos jeunes en faveur de la Nation.

Notre Assemblée nationale se rajeunit, se féminise, avec des femmes et des hommes plus compétents… et plus assidus dans l’hémicycle que leurs prédécesseurs !

Voilà en tout cas une grande fierté pour les Isséennes et les Isséens !

Le vivre-ensemble plutôt que la valeur mobilière, l’être plutôt que l’avoir

Lors de la dernière réunion des conseils de quartier, un adjoint au maire a évoqué devant l’assemblée des conseillers, l’anecdote suivante.

En 2014, le maire ne souhaitait pas se représenter. Mais à la demande d’électeurs, il s’est finalement représenté aux élections municipales.

Non sans gourmandise à le dire, l’adjoint au maire a précisé que cette demande de plusieurs électeurs se fondait sur l’argument suivant : ils voulaient que le maire soit réélu, afin de préserver la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s) sur la Ville.

Si l’anecdote a fait sourire certains, elle a eu aussi l’effet inverse. Elle appelle ainsi deux remarques :

  • La première et la plus importante est que des élections locales comme les municipales appellent à une convergence vers le vivre-ensemble, c’est-à-dire ce qui relie les citoyens d’une ville entre eux.
    Ces liens se bâtissent autour de la solidarité, de l’engagement bénévole dans les associations et/ou les conseils de quartier, les conseils des jeunes et autres structures focalisées sur la vie de la cité.
    Ils se bâtissent autour de l’amélioration de la vie des quartiers sur le plan de la sécurité, de l’hygiène et de la propreté, de l’économie d’énergie et du respect de l’environnement, des animations culturelles pour toutes les générations, du développement des commerces de proximité qui créent du lien social.
    Ces thématiques non exhaustives ravivent l’envie de la citoyenne et du citoyen, quel que soit son âge, à s’engager pour la vie de sa cité.
    Dès lors, inciter un maire sortant à se représenter pour préserver la valeur de son bien est une réflexion non pas flatteuse, mais consternante d’égoïsme et d’étroitesse d’esprit.
    L’avoir serait ainsi une valeur pour certains électeurs ? Un vecteur flatteur également pour inciter un maire à se représenter ? On tombe des nues à entendre cela, de surcroît dans une assemblée où l’engagement bénévole n’a que faire de ce genre d’anecdote.
    À mes yeux, l’être est une valeur primordiale, celle qui fonde l’esprit et l’engagement du citoyen soucieux du vivre-ensemble dans sa cité.
  • La seconde est que le fait de dire publiquement qu’on ne veuille pas se représenter relève simplement d’une stratégie esseulée dans laquelle, le sortant pourra faire le tri entre ceux de son camp politique qui le soutiendront et l’appelleront à se représenter, et ceux qui ne le feront pas et/ou croiront qu’ils pourront lui succéder (et qui donc subiront les représailles du maire sortant).
    De même, l’analyse sociologique du charisme autour du « chef » rappelle que le charisme n’est pas inné ou naturel, mais qu’il relève d’une construction sociale.
    En effet, le charisme tient avant tout aux récits construits autour du « chef » par son entourage, l’objectif étant ici la conquête des voix des électeurs et le ralliement des élus de la majorité derrière le maire sortant.
    Il ne faut donc pas être dupe de cette stratégie qui, faisons le pari, se reproduira en 2020 d’une manière ou d’une autre.

En résumé, dans la vie politique, nationale comme locale, l’être doit primer sur l’avoir et ceux qui affirment qu’un tel est incontournable bercent leurs interlocuteurs dans une profonde illusion.

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