Archives du blog

Transports en commun : des prolongements annoncés autour du Fort d’Issy

Dans le cadre de la prochaine et dernière séance du Conseil Municipal d’Issy-les-Moulineaux le 13 décembre prochain, une délibération a retenu particulièrement mon attention.

En effet, celle-ci liée à l’urbanisme et portant approbation du projet de contrat de développement territorial (CDT) stipule plusieurs points, entre autres, en matière d’environnement, de logement et de transports en commun.

Le CDT, signé ainsi entre les communes constituant l’agglomération de Grand Paris Seine Ouest (GPSO), dont fait partie Issy-les-Moulineaux, apporte de nouveaux éléments en matière de transports par rapport à ce que j’avais observé en mai 2011 (relire mon billet ici), lorsque fut rendu public le tracé final du super métro du Grand Paris Expess :

Première observation : le prolongement de la ligne 12 du métro au-delà de Mairie d’Issy pour rejoindre la gare Issy du RER C est à nouveau rappelé, après que la Ville se soit engagée à contribuer financièrement dans un document distribué aux Isséens.

Deuxième observation : Le prolongement du Transport en Commun en Site Propre (TCSP), qui devrait – je l’espère – être le tramway T10, contourne le quartier du Fort pour relier directement Issy RER C. Là aussi, ce projet est rappelé par rapport à mes observations de mai 2011.

Troisième observation : L’idée de prolonger le tracé du même TCSP (ou T10) de la Croix de Berny à Mairie d’Issy, se substituant à la demande de prolongement de la ligne 12 du métro au-delà de Mairie d’Issy, n’est plus du tout évoquée. Sera-t-elle abandonnée par rapport à la carte du tracé du Grand Paris Express de mai 2011 ?

Quatrième observation : dans tous les cas, le quartier du Fort sera contourné. Mais selon les appréciations, certains diront que la desserte de la gare de Clamart sur le tracé rouge du tronçon du futur super métro suffira ; d’autres affirmeront que le prolongement du T10 de la Croix de Berny à Issy RER C rapprochera les Isséens du Fort des transports en commun.

J’avais émis à l’époque, avec des Isséens adhérents du Mouvement Démocrate, l’idée que le prolongement du T10 se fasse bien vers Issy RER C pour favoriser l’interconnexion, mais en faisant passer le tracé du T10 par l’avenue de la Paix avec la création d’un arrêt sur l’avenue, à proximité donc du Fort.

En conclusion, le contrat de développement territorial (CDT) signé par GPSO est une bonne nouvelle qui ne demande qu’à être confirmée dans les actes. Dans l’attente, il y a toujours la pétition publique à signer en ligne pour demander le prolongement de la ligne 12 du métro au-delà de Mairie d’Issy (cliquez ici pour la signer).

Transports : la Région IDF, fière de son Pass navigo, oublie les vraies priorités

Comme de nombreux Isséens et Franciliens ayant pris les transports en commun ce matin, j’ai reçu le dernier numéro du magazine du Conseil Régional d’Ile-de-France.

Les tribunes politiques en fin de page de ce magazine sont plus ou moins intéressantes et révélatrices du degré d’idéologie imprégnant les propos de leurs auteurs. Quand je parle d’idéologie, c’est bien évidemment dans une connotation négative, opposée au bon sens et au pragmatisme qui sied aux gestionnaires que devraient être de nos jours nos dirigeants politiques locaux et nationaux.

Ce mois-ci, le dossier du magazine est consacré au dézonage du Pass Navigo, en place depuis septembre dernier, et qui doit permettre de se déplacer les week-ends et jours fériés dans toutes les zones quel que soit votre abonnement Pass Navigo.

J’ai régulièrement fait part sur ce blog (ici ou encore ) de mes sérieux doutes quant à l’opportunité de mettre en place un tel projet, qui n’est que l’avant-goût de la fameuse « tarification unique » poussée par les écologistes de la Région menés par Cécile Duflot, aujourd’hui ministre du Logement.

J’attends désormais le premier bilan pour juger de la fiabilité de ce projet ; car dans le magazine de la Région, on y lit un florilège d’autosatisfaction de cette gauche plurielle si fière d’avoir mis en place ce dézonage qui pourtant n’enchantait guère les socialistes eux-mêmes, agacés par leurs affidés écologistes.

Ceci dit, rien n’a changé dans leurs rapports, quand on assiste au cafouillage au sein de la majorité gouvernementale, mais je referme la parenthèse.

Le seul dézonage désormais en place va coûter la bagatelle de 26 millions d’euros dont le coût sera supporté par nous tous, les Franciliens ! Et je ne parle pas des alliés extrême-gauche de la majorité à la Région qui veulent encore faire payer les entreprises pour supporter le coût de la future tarification unique. Ces derniers et la majorité à la Région omettent d’ailleurs que les prix de l’abonnement continueront d’augmenter malgré un tarif unique nivelé par le bas. On ne fait que retarder l’échéance d’une nouvelle mise à mal du pouvoir d’achat.

En revenant aux 26 millions d’euros, une telle somme aurait été largement compréhensible si la Région avait focalisé ses investissements dans le prolongement des lignes de métro et l’amélioration de l’ensemble des transports en commun existants, comme par exemple le prolongement de la ligne 12 du métro à Issy-les-Moulineaux. Signez à ce sujet la pétition ici.

Il y a donc tant d’efforts à apporter en la matière que le dézonage du Pass navigo passe à côté pour un « gadget ».

26 millions d’euros – je le répète – ce n’est pas une somme anodine, surtout en temps de crise, pour un projet dont on n’a jamais réellement mesuré l’impact en terme d’efficacité, mais qui a été imposé d’une manière unilatérale sans réellement tenir des comptes des réelles préoccupations des Franciliens.

J’attends donc le bilan objectif de ce dézonage, sachant que les centristes et les radicaux, pourtant situés respectivement dans l’opposition et la majorité à la Région, se sont rejoints régulièrement pour dénonce la confusion des priorités à travers la mise en place du dézonage du Pass Navigo, ainsi que de la future tarification unique.

« La révolution navigo » si pompeusement qualifiée ne le sera vraiment que le jour où les priorités réelles des Franciliens seront enfin prises en compte : des transports à heure régulière, des infrastructures neuves et/ou nettoyées régulièrement, des prolongements de lignes et de nouvelles interconnexions, etc.

Les centristes en Ile-de-France doivent continuer à relayer la voix des Franciliens en dehors des idéologies et des modèles utopiques qui seraient appliqués de manière globale sans considération des êtres humains, ni des structures économiques qui font vivre la Région.

Le Grand Paris Express menacé ? Reste à investir dans les interconnexions

Selon Les Echos datés de mardi, le projet du Grand Paris Express est menacé, dans le cadre de la loi de programmation budgétaire présentée par le gouvernement pour les cinq années à venir.

En clair, la Société du Grand Paris (SGP) comptait sur la dotation d’un milliard d’euros apportée à son capital, afin de boucler le premier tronçon du super métro allant de Pont de Sèvres (Hauts-de-Seine), à Noisy-Champs (Seine-Saint-Denis). Un tronçon qui faisait pourtant l’objet de réunions publiques, dont l’une avait eu lieu à Issy-les-Moulineaux le 25 septembre dernier.

La Société du Grand Paris n’aurait donc plus d’alternative autre que de puiser dans ses crédits existants pour réaliser son tronçon sans espérer pouvoir investir dans l’élaboration des tronçons suivants autour de la capitale.

Pour ma part, je suggère que les moyens financiers du SGP soient investis prioritairement dans les interconnexions entre moyens de transports existants, comme par exemple le prolongement de la ligne 12 du métro à Issy-les-Moulineaux. Signez à ce sujet la pétition ici. Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :