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Sous le signe du bénévolat

La rentrée est désormais là et la pandémie continue de nous guetter. Elle n’a pas pourtant stopper la solidarité que les Français ont manifesté entre eux. Solidarité entre les générations, mais aussi solidarité avec celles et ceux qui ont maintenu les services de notre quotidien durant le confinement.

La solidarité c’est aussi le bénévolat. Être au service du citoyen, de l’Autre, de son prochain. Altruiste, sans attendre quelque chose en retour, sans aucune indemnité ni rémunération ou une quelconque gratification matérielle ou symbolique.

Ces derniers mois, en tant que conseiller de quartier, j’ai pu donner quelques coups de main à des Isséens qui m’ont sollicité sur des problématiques locales. J’ai relayé leurs interrogations et leurs demandes auprès de la mairie, et essayé de leur donner des conseils pour les aider dans leurs démarches.

Parfois, j’ai une réponse de la mairie. Parfois non. Il arrive que je reçoive une réponse du genre « mais ce n’est pas votre rôle de vous occupez de cela » ou « de quoi vous mêlez-vous ». Quant on est conseiller de quartier, on n’est pas payé et souvent pas très considéré dans la démocratie locale. Mais on agit pour les autres, point barre.

La sincérité de la démarche – quand on agit pour le bien public – c’est le désintérêt. C’est mon point de vue. Si je dois toucher un jour une indemnité pour faire le même job, autant le dire, je vous donnerais en détail sur ce blog ce que je touche, car cela relève de l’argent public. Mais c’est un autre débat.

Une nouvelle étape s’ouvre dans cet engagement bénévole. Je prends les fonctions de secrétaire général d’une association alto-séquanaise qui promeut la diversité dans l’engagement politique, le vivre-ensemble, l’écologie et le féminisme. Un programme vaste pour une association qui démarrera au niveau local pour – je l’espère – susciter des vocations partout dans les territoires urbanisés des Hauts-de-Seine et même en Ile-de-France.

S’engager pour les autres, c’est ainsi les aider à monter, à progresser sans rien attendre en retour. C’est aussi une vertu que l’on retrouve chez de nombreux associatifs, des enseignants également, des chefs d’entreprises, des mécènes aussi. C’est une valeur universelle et vivifiante. Il faut l’entretenir et c’est un combat de tous les jours.

À votre service donc !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Le vivre-ensemble plutôt que la valeur mobilière, l’être plutôt que l’avoir

Lors de la dernière réunion des conseils de quartier, un adjoint au maire a évoqué devant l’assemblée des conseillers, l’anecdote suivante.

En 2014, le maire ne souhaitait pas se représenter. Mais à la demande d’électeurs, il s’est finalement représenté aux élections municipales.

Non sans gourmandise à le dire, l’adjoint au maire a précisé que cette demande de plusieurs électeurs se fondait sur l’argument suivant : ils voulaient que le maire soit réélu, afin de préserver la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s) sur la Ville.

Si l’anecdote a fait sourire certains, elle a eu aussi l’effet inverse. Elle appelle ainsi deux remarques :

  • La première et la plus importante est que des élections locales comme les municipales appellent à une convergence vers le vivre-ensemble, c’est-à-dire ce qui relie les citoyens d’une ville entre eux.
    Ces liens se bâtissent autour de la solidarité, de l’engagement bénévole dans les associations et/ou les conseils de quartier, les conseils des jeunes et autres structures focalisées sur la vie de la cité.
    Ils se bâtissent autour de l’amélioration de la vie des quartiers sur le plan de la sécurité, de l’hygiène et de la propreté, de l’économie d’énergie et du respect de l’environnement, des animations culturelles pour toutes les générations, du développement des commerces de proximité qui créent du lien social.
    Ces thématiques non exhaustives ravivent l’envie de la citoyenne et du citoyen, quel que soit son âge, à s’engager pour la vie de sa cité.
    Dès lors, inciter un maire sortant à se représenter pour préserver la valeur de son bien est une réflexion non pas flatteuse, mais consternante d’égoïsme et d’étroitesse d’esprit.
    L’avoir serait ainsi une valeur pour certains électeurs ? Un vecteur flatteur également pour inciter un maire à se représenter ? On tombe des nues à entendre cela, de surcroît dans une assemblée où l’engagement bénévole n’a que faire de ce genre d’anecdote.
    À mes yeux, l’être est une valeur primordiale, celle qui fonde l’esprit et l’engagement du citoyen soucieux du vivre-ensemble dans sa cité.
  • La seconde est que le fait de dire publiquement qu’on ne veuille pas se représenter relève simplement d’une stratégie esseulée dans laquelle, le sortant pourra faire le tri entre ceux de son camp politique qui le soutiendront et l’appelleront à se représenter, et ceux qui ne le feront pas et/ou croiront qu’ils pourront lui succéder (et qui donc subiront les représailles du maire sortant).
    De même, l’analyse sociologique du charisme autour du « chef » rappelle que le charisme n’est pas inné ou naturel, mais qu’il relève d’une construction sociale.
    En effet, le charisme tient avant tout aux récits construits autour du « chef » par son entourage, l’objectif étant ici la conquête des voix des électeurs et le ralliement des élus de la majorité derrière le maire sortant.
    Il ne faut donc pas être dupe de cette stratégie qui, faisons le pari, se reproduira en 2020 d’une manière ou d’une autre.

En résumé, dans la vie politique, nationale comme locale, l’être doit primer sur l’avoir et ceux qui affirment qu’un tel est incontournable bercent leurs interlocuteurs dans une profonde illusion.

Issy-les-Moulineaux : décès de Jeannine Poinot, conseillère municipale

J’ai appris aujourd’hui la triste nouvelle du décès de la doyenne du conseil municipal d’Issy-les-Moulineaux, Madame Jeannine Poinot.

Nous avions travaillé ensemble, entre autres, au sein du conseil de quartier « Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes ». Elle nous manquera beaucoup.

Ses obsèques auront lieu en l’église Saint-Etienne d’Issy-les-Moulineaux, le mardi 10 avril à 10h30.

Une gerbe de fleurs sera déposée au nom des Conseils de quartier.

J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et ses amis.

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