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Sous le signe du bénévolat

La rentrée est désormais là et la pandémie continue de nous guetter. Elle n’a pas pourtant stopper la solidarité que les Français ont manifesté entre eux. Solidarité entre les générations, mais aussi solidarité avec celles et ceux qui ont maintenu les services de notre quotidien durant le confinement.

La solidarité c’est aussi le bénévolat. Être au service du citoyen, de l’Autre, de son prochain. Altruiste, sans attendre quelque chose en retour, sans aucune indemnité ni rémunération ou une quelconque gratification matérielle ou symbolique.

Ces derniers mois, en tant que conseiller de quartier, j’ai pu donner quelques coups de main à des Isséens qui m’ont sollicité sur des problématiques locales. J’ai relayé leurs interrogations et leurs demandes auprès de la mairie, et essayé de leur donner des conseils pour les aider dans leurs démarches.

Parfois, j’ai une réponse de la mairie. Parfois non. Il arrive que je reçoive une réponse du genre « mais ce n’est pas votre rôle de vous occupez de cela » ou « de quoi vous mêlez-vous ». Quant on est conseiller de quartier, on n’est pas payé et souvent pas très considéré dans la démocratie locale. Mais on agit pour les autres, point barre.

La sincérité de la démarche – quand on agit pour le bien public – c’est le désintérêt. C’est mon point de vue. Si je dois toucher un jour une indemnité pour faire le même job, autant le dire, je vous donnerais en détail sur ce blog ce que je touche, car cela relève de l’argent public. Mais c’est un autre débat.

Une nouvelle étape s’ouvre dans cet engagement bénévole. Je prends les fonctions de secrétaire général d’une association alto-séquanaise qui promeut la diversité dans l’engagement politique, le vivre-ensemble, l’écologie et le féminisme. Un programme vaste pour une association qui démarrera au niveau local pour – je l’espère – susciter des vocations partout dans les territoires urbanisés des Hauts-de-Seine et même en Ile-de-France.

S’engager pour les autres, c’est ainsi les aider à monter, à progresser sans rien attendre en retour. C’est aussi une vertu que l’on retrouve chez de nombreux associatifs, des enseignants également, des chefs d’entreprises, des mécènes aussi. C’est une valeur universelle et vivifiante. Il faut l’entretenir et c’est un combat de tous les jours.

À votre service donc !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Issy-les-Moulineaux: ma réponse à l’association Douceville sur Weiden

Lors de la dernière séance du conseil municipal du 4 juillet, M. Frédéric Lung, président de l’association Douceville, m’avait aimablement adressé un prospectus des doléances de celle-ci, concernant l’avenir du quartier de Weiden.

Après l’avoir lu avec attention, je constate qu’il y a quelques accords et désaccords sur ce qu’on veut faire de Weiden en matière d’animations, car le quartier en question intègre totalement la vision globale que nous voulons pour revivifier le Centre-Ville d’Issy-les-Moulineaux, suite au compte-rendu des Conversations Citoyennes (voir mon billet du 27 juin dernier).

En matière de logement, l’association considère que « la Ville s’acquitte de cette contrainte (de construire des logements) et qu’elle satisfait aux exigences réglementaires notamment en matière de pourcentage de logements sociaux » et que le nouveau quartier du Fort, qui vient d’être inauguré, contribuera à renforcer cet apport en nouveaux logements. Cependant, si l’argumentaire est juste, il semble aussi avoir pour objectif d’éviter qu’il y ait plus de nouvelles constructions de logement à Weiden même.

Nous sommes, dans ce cas-là, un peu dans un syndrome « not in my backyard (NIMBY) » (« pas dans mon jardin« ) qui est parfaitement compréhensible, d’autant plus que le square de Weiden comporte un espace vert à préserver. Mais si l’association souhaite donner de la vie à son quartier, il faudra bien qu’elle accueille des commerces, mais aussi des logements.

En effet, et contrairement à ce qu’affirme l’association dans son prospectus, le quartier de Weiden fait partie intégrante du projet global du nouveau Centre-Ville qui va de Corentin-Celton à la place Léon Blum. Certes, Weiden n’est pas un quartier aussi reconnu qu’il doit l’être. Weiden doit, à mon sens, bénéficier comme partout d’animations de proximité à la hauteur de son passé. Mais cela ne pourra pas se faire sans que Weiden demeure en « village gaulois » protégé des nouveaux arrivants qui voudraient y habiter.

Weiden fait partie pleinement du projet de revivification de notre Centre-Ville et doit bénéficier du prolongement de la ligne 12 du métro (signez la pétition à ce sujet). Je suggère d’ailleurs, depuis un certain temps, qu’on créé une station de métro à Weiden entre Mairie d’Issy et Issy RER C. C’est aussi ce que suggérait récemment l’architecte Roland Castro qui estimait qu’Issy-les-Moulineaux méritait deux-trois stations de métro en plus, en raison de sa population nombreuse (voir mon billet du 9 mai dernier).

Il en sera de même pour le terrain du CNET. Quand celui-ci sera libéré, l’idéal sera d’y installer des arcades commerciales associées à des logements. Nous ne pouvons pas éviter à 100% la densification de notre territoire, car sa géographie ne le lui permet pas. Il faudra bien accepter, de manière raisonnable, la création de nouveaux commerces et logements, en particulier autour des nouvelles gares du Grand Paris et des stations de métro de la ligne 12 prolongée.

Weiden sera, en conséquence, aussi concernée, même si nous voulons tous conserver des espaces verts dans chacun de nos quartiers respectifs.

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