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50 d’amitié franco-allemande : votez pour le jumelage Issy-Weiden !

Cette année, nous fêterons les 50 ans du Traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963 entre le président Charles de Gaulle et le Chacelier Konrad Adenauer.

Cet événement scellant l’amitié franco-allemande sera célébré de part et d’autre du Rhin, et c’est naturellement la chaîne franco-allemand ARTE – qui a d’ailleurs des locaux à Issy – qui a eu l’excellente idée d’inviter les internautes à voter pour le meilleur jumelage entre les villes des deux pays.

Faites comme moi, votez pour le jumelage ISSY-LES-MOULINEAUX/WEIDEN qui existe entre deux nos villes depuis 1954 !

Pour voter, cliquez sur le site Tandems, et choisissez dans le déroulé « Communes françaises » Issy-les-Moulineaux.

Le Parlement européen doit demeurer à Strasbourg !

Hier avait eu lieu au Parlement européen le vote d’une série d’amendements relatifs à l’administration et au siège du Parlement européen à Strasbourg.

Les voici :

86. estime qu’à l’instar de tout parlement élu au suffrage direct, le Parlement européen devrait avoir le droit de décider des modalités relatives à son propre siège et à son lieu de travail;

87. déclare dès lors que le siège du Parlement et les lieux de travail des députés et fonctionnaires devraient être décidés par le Parlement lui-même;

88. invite instamment les deux branches de l’autorité budgétaire (le Conseil et le Parlement), afin de réaliser des économies et de promouvoir une solution plus durable et respectueuse du climat et de l’environnement, à soulever la question d’un siège unique et des lieux de travail du Parlement pour les députés et les fonctionnaires dans le cadre des négociations à venir sur le prochain CFP pour la période 2014-2020;

89. engage les États membres à réexaminer la question du siège et des lieux de travail du Parlement lors de la prochaine révision du traité en modifiant le protocole 6;

90. par ailleurs, invite le Conseil à entamer avec le Parlement l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place d’un siège unique et une utilisation plus efficace des lieux de travail du Parlement, en tenant compte des données actualisées précisant le coût de chaque lieu de travail et les conditions de travail du personnel, ainsi que de facteurs économiques, sociétaux et environnementaux, en vue de la présenter dans un rapport d’ici le 30 juin 2013;

91. propose que l’accord entre les autorités luxembourgeoises et le Parlement sur le nombre d’agents devant être affectés à Luxembourg devrait être réexaminé en tenant compte d’une révision des besoins du Parlement;

Parmi ces amendements, on notera le n°89 en particulier qui remet implicitement en cause la pertinence du siège du Parlement européen à Strasbourg. En effet, nombre de députés européens, en particulier anglo-saxons, aspirent à voir le Parlement déménager à Bruxelles. Les motifs : ça coûterait moins cher en déplacement pour ces mêmes députés, ça consommera moins de CO2, etc.

Bref, des considérations purement matérialistes, qui se défendent objectivement, mais qui remettent en cause un symbole de reconnaissance pour une région, elle aussi très symbolique de par son histoire tragique entre la France et l’Allemagne : l’Alsace.

Strasbourg est la capitale de l’Union et de l’Europe à mon sens. François Bayrou l’avait bien déclaré à plusieurs reprises dans ses discours au sein de la grande ville alsacienne, et dans une région qui a toujours compté des citoyens fiers et amoureux de l’Europe.

Inversement, on peut parfaitement entendre la nécessité que des économies en argent et en énergie consommée soient réalisée en ces temps de crise. Mais cela vaut-il la peine de faire déplacer tout le Parlement à Bruxelles ? Si certains députés se plaignent de se déplacer à Strasbourg ou que le siège du Parlement coûte cher pour d’autres, pourquoi ne pas réformer son administration interne, voire même d’installer le Parlement dans de nouveaux locaux à Strasbourg, si la rénovation du Parlement lui-même doit s’avérer plus onéreux ?

Derrière cette velléité « anti-Strasbourg » se dessine un choix so british de rapprocher le Parlement de la Manche au détriment du Rhin. Or, la France et l’Allemagne doivent-elles accepter de se faire dépouiller de ce symbole qui fédère l’histoire franco-allemande autour de l’Union et de la Paix, alors qu’elle fut il y a un demi-siècle dramatique et sanglante ?

Je refuse personnellement que le symbole de l’Histoire (et de l’avenir !) s’efface pour des raisons d’économie et même de facilités frôlant le consumérisme si caractéristique de notre siècle.

Certains ajouteront qu’il faudra rapprocher le Parlement de la Grande-Bretagne, mais ils oublient que celle-ci est bien l’une des seules à réfléchir à son maintien au sein de l’Union européenne, qu’elle ne conçoit d’ailleurs que comme un marché commun et rien d’autre !

Hier donc, ces amendements furent adoptés. Ils ne remettent pas explicitement en question Strasbourg comme siège du Parlement européen. Leur formulation laisse même entendre que le siège unique du Parlement et des institutions l’entourant pourrait être un jour la capitale alsacienne au dépend de la capitale belge. Mais une voie dangereuse pour le symbole est néanmoins ouverte.

Les députés européens centristes de France -dont ceux du MoDem- ont en grande partie voté contre ces amendements. Je regrette par contre qu’officiellement, le groupe de l’Alliance des Libéraux et Démocrates Européens (ALDE) au Parlement européen puisse soutenir son déménagement à Bruxelles.

De par son histoire et sa situation géographique, quel que soit d’ailleurs l’évolution de l’Union vers le Sud et l’Est du Vieux Continent, le siège du Parlement européen est à Strasbourg, et doit être reconnu comme tel.

C’est une reconnaissance qui devra être portée publiquement, lors des prochaines élections européennes de 2014.

Angela Merkel n’est pas Bismarck, l’Allemagne a évolué ! Réponse à Arnaud Montebourg

Angela Merkel

Arnaud Montebourg, députés socialiste et « 3e homme » de la primaire de son parti, a récemment comparé sur son blog l’Allemagne fédérale d’Angela Merkel, celle de 2011, à l’Empire allemand de Bismarck. En effet, celui-ci considère que la France s’incline aujourd’hui face à l’Allemagne qui imposerait à la France et à l’Union européenne une « domination économique » substituant à sa « vieille politique d’expansion et de puissance dans l’ordre territorial« .

Arnaud Montebourg accuse donc la Chancelière Angela Merkel d’un retour à une politique nationaliste digne d’Otto von Bismarck, Chancelier du premier empereur de l’Allemagne réunifiée Guillaume Ier de Hohenzollern. Cette comparaison est à mon sens saugrenue, anachronique, et ignore un aspect fondamental : l’Allemagne a changé d’identité et n’est plus celle de la fin du XIXe siècle. Lire la suite

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