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Collecte des poubelles à Issy à 05h30 du matin : la mesure saugrenue et anti-écologique

On vante à Issy-les-Moulineaux un soit-disant bon sens contre les technocrates et l’Etat. Mais l’annonce des nouveaux horaires de la collecte des poubelles à Issy-les-Moulineaux relève du saugrenu et apparaît en total décalage avec son temps, d’autant plus que nous payons à Issy-les-Moulineaux une taxe d’enlèvement des ordures ménagères de plus en plus chère !

C’est seulement le 12 septembre que l’on reçoit ainsi dans notre boîte aux lettres un tract (merci pour le gâchis) de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) – dont fait partie Issy-les-Moulineaux – nous informant que les poubelles seront ramassées à partir du 23 septembre – et notamment dans le quartier Centre-Ville et Corentin-Celton – à partir de … 05h30 du matin au lieu de 7h.

Comme cela est écrit sur le document, il est demandé de sortir les poubelles la veille au soir à 19h… et de les rentrer chez nous une heure après la collecte (!) au motif… « d’une circulation améliorée »…

Cette mesure est incroyablement saugrenue, hors du temps, et particulièrement irrespectueuse de l’environnement et de l’hygiène urbains pour les raisons suivantes :

  • Sortir les poubelles la veille au soir signifie que toute la nuit les poubelles des maisons et des immeubles seront ouvertes aux quatre vents pour être déchirées, renversées, et mises à la disposition des rats qui eux n’ont pas quitté la Ville ! L’hygiène des rues va donc en prendre un coup le lendemain matin ! L’incivisme perdure et cette mesure est une porte ouverte à salir nos rues !
  • La mesure prétend fluidifier la circulation… Mais nous vivons aujourd’hui dans des zones densément peuplées où les transports en commun et les moyens de transport plus doux existent !
    Cette mesure serait-elle un cache-misère pour une politique urbaine de la Ville qui n’a jamais réellement osé mettre fin à la présence du tout-bagnole dans Issy et de proposer de piétonniser une bonne fois pour toute le Centre-Ville ?
    À croire que pour les élus de GPSO – dont font partie les élus d’Issy – les Franciliens et les Isséens vivent encore au tout-bagnole alors que nous sommes tous sensibilisées aux dégâts des émissions de carbone ? On marche complètement sur la tête.
  • La mesure est en soi saugrenue dès lors qu’on demande aux Isséens de rentrer la poubelle une heure après la collecte… Ce qui signifierait que chaque Isséen devra faire le pied-de-grue chez lui en attendant que la benne à ordures soit passée pour la rentrer après l’avoir vidée ? Et comment font celles et ceux qui partent le matin pour travailler et qui ne peuvent rentrer leur poubelle que le soir ? Là encore, les élus d’Issy et de GPSO s’imaginent peut-être que tous les Isséens vivent dans des immeubles avec des agents payés par les syndics pour faire le boulot de rentrer et de sortir les poubelles ? He bien non ce n’est pas le cas.
    Et qu’arrivera-t-il si les poubelles ne sont pas rentrées une heure après la collecte ? Le tract de GPSO sonne comme une injonction vaine.
  • Plutôt que produire un tract nous informant de cette mesure saugrenue et anti-écologique, la Ville et GPSO devraient rappeler régulièrement les règles strictes du tri des déchets ménagers et d’accentuer la lutte contre l’incivisme en matière d’hygiène publique sur la voirie. Jusqu’à maintenant et en conseil de quartier, j’ai demandé à ce que la Ville fasse campagne dans cette démarche, mais cela n’a jamais été entendu.

On peut aussi déplorer le décalage d’une communication hachée entre la Ville d’Issy et GPSO : dans le dernier journal municipal de septembre, un petit encart (qui aurait mérité une page entière) précise que cette mesure est une « expérimentation » (ce qui n’est pas indiqué sur le tract de GPSO). La fin du ramassage des poubelles est indiqué pour 11h30 (non indiqué sur le tract GPSO là encore), ce qui signifie que jusqu’à 11h30, les bennes continueront à tourner dans la Ville comme avant. On comprend encore moins le motif avancé dans le journal municipal de « diminuer les embouteillages » parce que « les bennes de collecte des déchets » sont une « gêne »…

Les pauvres conducteurs qui ne peuvent pas foncer à toute vitesse dans la Ville seraient gênés ainsi par les bennes à ordure. On pourrait en rire ou pleurer c’est selon. GPSO et les élus d’Issy nous proposent donc de décaler les horaires des collectes des ordures – et d’ennuyer les Isséens parallèlement – cela pour le bien-être des conducteurs de voiture. Une telle mesure va parallèlement accentuer la saleté dans nos rues, alors que les élus d’Issy et de GPSO auraient pu chercher à réduire la politique du tout-bagnole dans des zones densément peuplées et déjà bien desservies en transports alternatifs…

Une telle mesure est complètement en décalage avec son temps : les jeunes Isséens et ceux du monde entier réclament aujourd’hui à leurs élus et gouvernants d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais à Issy, on préfère décaler les horaires des bennes à ordures car ça gêne les conducteurs de voiture dans notre Ville. Mais dans quelle époque on vit ? C’est fini les années 90, on approche de 2020.

Décernons le Prix de « l’Isséen en plastique » (puisque cela n’a rien d’écologique) à celui qui a eu l’idée de cette mesure saugrenue et anti-écologique.

PS : avant le 23 septembre, les élus d’Issy et de GPSO ont encore le temps d’arrêter cette mesure, même à titre expérimental.

Reconstruisons ensemble Notre-Dame de Paris

Photo Wikipedia

Lundi 15 avril 2019, une partie de Notre-Dame de Paris s’est envolée et avec elle, plus de 850 ans d’histoire. C’est essentiellement la charpente de la toiture et la flèche qui ont disparu dans les flammes de cet incendie encore non élucidé mais probablement accidentel.

Le bois originel de la charpente avait été posé au XIIe siècle ; certains de ses éléments étaient même issus d’un bois stocké pendant plusieurs siècles avant la construction de la cathédrale, soit de l’époque de… Charlemagne ! (vers 800 ap. J-C.).

Nous pouvons reconstruire ce joyau national, reconnu dans le monde comme un symbole de notre pays, de l’art médiéval européen, et patrimoine de l’humanité.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a fixé un délai de 5 ans pour reconstruire ce qui a disparu dans l’incendie. C’est très ambitieux, encore plus quand les fondations demeurent fragiles, mais c’est faisable.

Dans cette démarche, nous pouvons participer à sa reconstruction en faisant un don à la Fondation du patrimoine : https://don.fondation-patrimoine.org/SauvonsNotreDame/~mon-don.

Le taux de réduction d’impôt sur le revenu est abaissé exceptionnellement à 75% au lieu de 66% pour les dons allant jusqu’à 1000 euros (66% au-delà de 1000 euros). Les dons seront intégralement reversés pour la reconstruction de la cathédrale.

J’ai donné pour ma part comme tant d’autres. Quant à la Ville d’Issy-les-Moulineaux, elle votera en conseil municipal un don de 70 000 euros, soit 1 euro par habitant.

Si les sommes s’accumulent, peut-être que le restant pourra soutenir d’autres projets de sauvegarde de notre patrimoine ?

N’oublions pas enfin « qu’il n’y a de richesse que d’hommes » et que les sommes allouées ne doivent pas omettre les fondations et oeuvres caritatives qui agissent envers notre prochain dans la détresse et la souffrance. Car les cathédrales sont bâties par les hommes et qu’ils sont la base même des oeuvres dédiées à Dieu et plus généralement à la sublimité de l’art.

Issy-les-Moulineaux : bilan 2018 du Conseil de quartier Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes

Conformément à mon engagement depuis que j’ai été élu conseiller de quartier par les Isséens en 2014, c’est le moment de faire le bilan annuel des actions du conseil de quartier du Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes d’Issy-les-Moulineaux (pour rappel, mon bilan pour l’année 2017).

Le conseil de quartier dispose annuellement d’un budget de 50 000€ de la Ville et de 92 500€ euros de la part de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Les conseillers de quartier agissent de manière bénévole. Ils sont nommés parmi les acteurs économiques et sociaux de la Ville en y ajoutant un collège de 4 habitants élus par les Isséens du quartier et dont je fais partie.

Les membres du conseil de quartier mènent des permanences sur les marchés durant l’année comme sur la Place de la République et à Corentin-Celton. Ils effectuent des visites de terrain régulières, notamment pour veiller à la propreté publique ou encore se réunissent en commission thématique (environnement, circulation, commerces, etc.).

Pour l’année 2018, le conseil de quartier a participé au financement des projets suivants :

  • Alignement des arbres et rénovation des trottoirs, rue des Acacias : 26 000 € pour une réalisation prévue en février 2019 ;
  • Aménagements divers sur l’île Saint-Germain, notamment suite aux inondations en début d’année : 23 000 € pour une réalisation courant 2019 (financements solidaires des quatre des conseils de quartier) ;
  • Protection des balançoires, Parc Henri Barbusse et Jean-Paul II : 5 000 € (réalisation à déterminer) ;
  • Projet de plantation d’arbres en pleine terre et végétalisation des places banalisées, Allée de la chapelle Saint-Sauveur : 25 000 € (réalisation à déterminer).

Sur le dernier point de l’Allée de la chapelle Saint-Sauveur, près de l’hôpital Corentin-Celton, l’accord de financement est en attente d’un projet de la part de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Notre conseil de quartier s’est vu proposer un projet de jardins partagés, mais jugé beaucoup trop onéreux pour les deniers publics. Des poses de bacs fleuris ont été soumis (1 500 €/bac), mais leur entretien a été estimé trop important.

Le point positif de 2018 de ce bilan est que les financements ont été fléchés sur des projets de végétalisation. Ils doivent être accentués pour 2019 sur l’environnement avec toujours une vigilance sur les sommes engagées. Des projets de solidarité et de vivre-ensemble entre Isséens seraient également intéressants à financer.

A noter également que les actions de dératisation s’accentuent et produisent des effets, même si la lutte contre les rats est une affaire de longue haleine et nécessite une sensibilisation des Isséens  au civisme et à la propreté des rues. A ce titre, GPSO mettra en place une « brigade verte » (en phase d’expérimentation) pour sanctionner les auteurs de dépôts sauvages dans les rues de notre Ville, ce qui est une excellente nouvelle.

Néanmoins, le processus pour analyser et financer les projets des conseils de quartier doit être clairement renouvelé, afin de mieux prendre en compte les idées et les suggestions « bottom up » (du bas vers le haut), c’est-à-dire des idées émanant des Isséens eux-mêmes. C’est un enjeu de la démocratie locale qu’il faut étudier et approfondir.

J’ai émis des réserves sur d’autres projets soumis pour financement et réalisation en 2019 : Lire la suite

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