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Élections des conseils de quartier : ma candidature pour un 2e mandat

Les élections des conseils de quartier auront lieu les 7 et 14 décembre 2020.

Élu depuis décembre 2014 par les habitants pour siéger dans le conseil de quartier du Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes d’Issy-les-Moulineaux, je présente ma candidature pour un second mandat.

Acteurs bénévoles de notre Ville, les conseillers de quartier sont les relais entre les habitants de leur quartier et le conseil municipal.

J’ai eu l’honneur de mener ce premier mandat jusqu’au bout aux côtés des élus et des fonctionnaires de la Ville dont je salue le travail permanent pour leur écoute et leur réactivité pour améliorer notre cadre de vie.

Agissant avec écoute et bienveillance mais aussi avec lucidité et recul, partisan de la concertation à tous les niveaux, j’ai fait de mon mieux pour aider les Isséennes et les Isséens qui m’ont sollicité sur le terrain ou sur ce blog. Beaucoup de travail reste à faire. Les thématiques comme l’écologie, la culture, et la sécurité apparaissent primordiaux dans vos différents messages.

Mon travail en tant que conseiller de quartier bénévole a été aussi marqué par la transparence. J’ai rédigé chaque année un bilan (sans langue de bois) concernant les actions de notre conseil de quartier avec ses réussites, ses projets en cours, et ce qu’il faudrait encore améliorer.

Vous trouverez ici les bilans du conseil de quartier de 2015 à 2019 :

-Bilan 2015 : cliquez ici

-Bilan 2016 : cliquez ici

-Bilan 2017 : cliquez ici

-Bilan 2018 : cliquez ici

-Bilan 2019 : cliquez ici

Si vous voulez un conseiller de quartier à votre écoute en permanence, réactif et bienveillant, qui vous rende compte avec transparence du bilan des actions de votre conseil de quartier, je vous invite à porter votre voix sur ma candidature !

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ATTENTION : pour voter en ligne pour élire vos conseillers de quartier, vous devez vous inscrire préalablement en cliquant sur le lien suivant ou bien en recopiant le bulletin ci-dessous à adresser à la mairie, et ce avant le vendredi 31 octobre :

À votre service,

Okan Germiyan

Issy-les-Moulineaux : des adjoints au maire communautaristes, une étrangeté qui ne date pas d’hier

Une polémique est récemment née sur Twitter (capture d’écran ci-dessous) où plusieurs citoyens attachés au principe de laïcité se sont interrogés à juste titre sur les délégations des adjoints au maire de notre Ville, précisément des deux délégations aux « communautés » juive et arménienne.

Reconnaissons que ces deux délégations ne datent pas d’hier et qu’elles posent réellement un problème d’adéquation avec l’article 1 de la Constitution dans laquelle « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (extrait ci-dessous du site Légifrance).

Capture d’écran 2020-06-04 à 10.59.52

Suite au tweet cité précédemment, les oppositions socialiste, écologiste et divers droite ont interpellé le maire André Santini sur ces deux délégations. Le Parisien a relayé dans un article leurs interpellations ainsi que la réponse de la majorité municipale.

Pour ma part, ayant des racines arméniennes par mon grand-père maternel, mais aussi fervent laïc, citoyen et habitant de très longue date à Issy-les-Moulineaux, je me permets de faire plusieurs observations :

1. Ces deux délégations contreviennent à notre Constitution et aux valeurs de notre République. Elles ne doivent plus exister au XXIe siècle. Les Français d’origine arménienne ou de confession juive se sentent Français et parfaitement intégrés. Ont-ils besoin à Issy d’être reconnus à travers des adjoints au maire avec des délégations clairement désignées pour s’occuper des « communautés » ? Certainement pas.

2. Issy-les-Moulineaux comprend historiquement une forte présence de Français d’origine arménienne dont je fais partie. Pour autant, la liberté d’association existe depuis la IIIe République dans notre pays. Les Français qui veulent cultiver l’amour de leur culture (la culture arménienne est très riche que ce soit l’Arménie en tant qu’État mais aussi à travers sa diaspora) et de leur foi (le judaïsme est un monothéisme extraordinaire et d’une très grande sagesse) peuvent parfaitement le faire à travers des associations culturelles et cultuelles. La loi du 1er juillet 1901 le permet sans problème.

3. Si des associations culturelles et cultuelles à Issy veulent être écoutées, un adjoint au maire à la vie associative est parfaitement capable d’être cet interlocuteur. Cette délégation permet de traiter les associations à un pied d’égalité, « égalité » qui est une des valeurs de notre République. Le Conseil constitutionnel considère d’ailleurs dans ses différentes jurisprudences que les valeurs de liberté, d’égalité, et de fraternité ne sont pas hiérarchisables et sont indissociables. Si la « fraternité » permet de remercier les Français et leurs ancêtres qui sont venus de très loin pour construire la France et vivre à Issy, elle n’autorise pas pour autant à dresser un piédestal à deux « communautés » particulières, ce qui rompt l' »égalité » républicaine. Ces « communautés » disposent déjà de la « liberté » pour se réunir en tant qu’associations. Liberté, égalité, fraternité, sont des valeurs qui sont inscrites dans le marbre républicain et ne peuvent donc souffrir d’aucune exception au niveau local.

4. Les maires disposent d’une marge de liberté pour organiser leur conseil municipal, mais c’est à eux de veiller à ce que l’égalité et la fraternité soient aussi respectées dans ce conseil municipal. Dans le cas contraire, le maire devrait dans ce cas donner des délégations pour les « communautés » corse, italienne, marocaine, portugaise, espagnole, bretonne, catholique, protestante, orthodoxe, musulmane, etc… On n’en finirait plus et cela est absolument contraire aux valeurs de notre République.

5. Un des adjoints au maire, Philippe Knusmann, affirme que ces deux délégations aux « communautés » arménienne et juive existaient déjà avant qu’André Santini devienne maire, c’est-à-dire depuis le 3 février 1980. Or cela ne justifie en rien de maintenir ces deux délégations. Et si c’est bien le cas (car il faut retrouver les compositions des conseils municipaux d’Issy d’avant 1980), on peut donc considérer qu’André Santini a maintenu une politique de ces prédécesseurs (des maires de gauche) qui demeure en inadéquation avec les valeurs de la République.

6. Les oppositions, pour leur part, se réveillent très tardivement pour dénoncer ces deux délégations. Laurent Pieuchot et Thomas Puijalon, par exemple, étaient déjà dans l’opposition et ne se sont pas plaints publiquement de ces délégations. Martine Vessière, ancienne adjointe d’André Santini, ne s’est pas plainte de ces délégations pendant qu’elle était dans la précédente majorité LR-UDI (+ quelques éléments de droite dure et très conservatrice).

Ma conclusion sur cette polémique est que la majorité municipale ne peut pas maintenir ces deux délégations spécifiquement dédiée à deux « communautés », car la seule communauté qui existe est la République française. Cette République est riche des citoyens qui la composent et dont la plupart de leurs ancêtres se sont battus dans l’armée française pour obtenir la nationalité (ce fut le cas de mon grand-père arménien en 1940 qui s’est retrouvé dans le camp des prisonniers de guerre arméniens qui se sont battus pour la France).

La République française, c’est donc le vivre-ensemble sans distinction d’origine ou de religion.

Majorité et oppositions se renvoient la balle ; mais dans ce jeu politique opportuniste, les principes de la République doivent être appliqués fermement et rapidement.

Ces deux délégations constituent enfin un rapport à l’avoir qui est particulièrement gênant, en plus de rompre l’égalité républicaine. Créer et maintenir des délégations spécifiques de cette façon implique un rapport du genre « je te donne quelque chose et en retour, tu me dois quelque chose ». Cette conception des relations sociales entre une majorité municipale et les associations de la Ville n’est pas la mienne. Les associations culturelles et cultuelles d’Issy-les-Moulineaux veulent certainement être traitées de manière apaisée sans avoir à donner quelque chose en retour.

La politique locale comme nationale doit se faire ainsi de manière désintéressée. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises sur ce blog, je préfère l’être à l’avoir. La course aux biens matériels ne m’intéressent pas ; les faveurs du maire m’intéressent encore moins, surtout si la politique menée localement est forgée sur la division, le rapport de force, et les relations basées sur l’avoir.

On se moquera sûrement de moi du côté de la majorité municipale. Mais je préfère défendre la laïcité et le rapport à l’être plutôt qu’à l’avoir dans notre Ville et dans notre République.

Réouverture des cafés, bars et restaurants en Ile-de-France : encourageons la piétionnisation pour sauver nos commerces

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé aujourd’hui la réouverture des cafés, bars et restaurants dans leur intégralité dans les départements « verts », là où la crise sanitaire est la plus réduite.

Pour les départements en orange comme en Ile-de-France, seules établissements avec terrasse pourront réouvrir et accueillir des clients en terrasse.

Or les commerçants du secteur de la restauration en Ile-de-France ont subi de plein fouet – comme tous les autres commerces – l’impact de la crise sanitaire, après les « gilets jaunes » et la grève des transports durant la réforme des retraites.

À défaut d’être élu local mais issu d’une famille de commerçants, je fais passer le message : les maires doivent accentuer la piétionnisation des rues commerçantes de manière temporaire ou définitive avec des horaires adaptés pour les livraisons par véhicule également.

Il faut ici soutenir les cafés, bars et restaurants qui ne bénéficient pas de terrasse en temps normal mais qui pourraient recevoir de la clientèle si leurs rues sont piétonnisées et interdites à la circulation pendant une durée fixée par arrêté municipal.

C’est seulement comme cela que ces commerces reprendront vie progressivement. Et il faut envisager ce type de mesure sur un temps long, car les conséquences de la crise ne s’effaceront pas d’un coup de baguette de magique dès le 2 juin.

Cette mesure peut aider ainsi de nombreux commerces à Paris, dans les Hauts-de-Seine, et en Ile-de-France. À Issy-les-Moulineaux, il serait ainsi intéressant de connaître le bilan de la crise sanitaire sur les commerces et de savoir si le maire réélu ouvrira la voie (si je puis dire) à une piétionnisation progressive de certains quartiers comme le Centre-Ville pour lequel je demande depuis longtemps ce type de mesure.

La nouvelle équipe municipale sera jugée sur sa capacité à aider ses commerçants. Ils font vivre les quartiers de la ville et demeurent à ce jour les parents pauvres des politiques locales au profit des grands groupes. Il est temps que cela change.

Soutenons nos commerçants, il est grand temps de reconnaître leur apport dans l’animation de nos quartiers.

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