Archives de Catégorie: Conseil économique, social, environnemental local (CESEL)

Sous le signe du bénévolat

La rentrée est désormais là et la pandémie continue de nous guetter. Elle n’a pas pourtant stopper la solidarité que les Français ont manifesté entre eux. Solidarité entre les générations, mais aussi solidarité avec celles et ceux qui ont maintenu les services de notre quotidien durant le confinement.

La solidarité c’est aussi le bénévolat. Être au service du citoyen, de l’Autre, de son prochain. Altruiste, sans attendre quelque chose en retour, sans aucune indemnité ni rémunération ou une quelconque gratification matérielle ou symbolique.

Ces derniers mois, en tant que conseiller de quartier, j’ai pu donner quelques coups de main à des Isséens qui m’ont sollicité sur des problématiques locales. J’ai relayé leurs interrogations et leurs demandes auprès de la mairie, et essayé de leur donner des conseils pour les aider dans leurs démarches.

Parfois, j’ai une réponse de la mairie. Parfois non. Il arrive que je reçoive une réponse du genre « mais ce n’est pas votre rôle de vous occupez de cela » ou « de quoi vous mêlez-vous ». Quant on est conseiller de quartier, on n’est pas payé et souvent pas très considéré dans la démocratie locale. Mais on agit pour les autres, point barre.

La sincérité de la démarche – quand on agit pour le bien public – c’est le désintérêt. C’est mon point de vue. Si je dois toucher un jour une indemnité pour faire le même job, autant le dire, je vous donnerais en détail sur ce blog ce que je touche, car cela relève de l’argent public. Mais c’est un autre débat.

Une nouvelle étape s’ouvre dans cet engagement bénévole. Je prends les fonctions de secrétaire général d’une association alto-séquanaise qui promeut la diversité dans l’engagement politique, le vivre-ensemble, l’écologie et le féminisme. Un programme vaste pour une association qui démarrera au niveau local pour – je l’espère – susciter des vocations partout dans les territoires urbanisés des Hauts-de-Seine et même en Ile-de-France.

S’engager pour les autres, c’est ainsi les aider à monter, à progresser sans rien attendre en retour. C’est aussi une vertu que l’on retrouve chez de nombreux associatifs, des enseignants également, des chefs d’entreprises, des mécènes aussi. C’est une valeur universelle et vivifiante. Il faut l’entretenir et c’est un combat de tous les jours.

À votre service donc !

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Emmanuel Macron s’engage pour les propositions de la convention citoyenne pour le climat

Emmanuel Macron s’engage clairement pour l’écologie et le débat public permanent.

Lundi 29 juin, le président de la République a déclaré son soutien aux 146 des 149 propositions formulées par les 150 citoyens tirés au sort de la convention citoyenne et qui ont travaillé sur le thème du climat (discours du président de la République).

La convention a été lancée après le mouvement des « gilets jaunes » ; elle est constituée de 150 citoyens tirés au sort mais tous issus d’horizons sociaux différents. Cet aspect est très important car il permet d’éviter qu’une thématique particulière comme l’écologie soit travaillée dans un cadre homogénéisé où tous les citoyens sélectionnés auraient le même bagage intellectuel et social.

La convention s’est fixée pour objectif de baisser de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Le 21 juin dernier, la convention a rendu son rapport au président de la République et au gouvernement.

Le président de la République a retenu 146 propositions de la convention. On peut citer entre autres :

  • Le développement d’autres modes de transport que la voiture individuelle ;
  • le développement du télétravail ;
  • l’encadrement renforcé de la publicité (interdiction des panneaux dans l’espace public extérieur et pour des produits à fort bilan carbone comme certains types de véhicules) ;
  • la promotion des circuits courts et du bio dans l’alimentation ;
  • la taxation plus forte de l’alimentation ultra-transformée ;
  • l’interdiction des semences OGM ;
  • la réduction de moitié d’ici 2030 de l’usage des pesticides ;
  • l’interdiction des terrasses chauffées ou de l’éclairage des magasins la nuit ;
  • le conditionnement des aides publiques aux entreprises à leur effort pour réduire leur bilan carbone ;
  • l’atteinte d’un taux de 50% d’exploitations agricoles en agroécologie en 2040 ;
  • l’obligation d’affichage d’un score carbone pour tous les produits de consommation et les services ;
  • un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes ;
  • la suppression des vols aériens intérieurs quand le même trajet en TGV dure moins de 2h30 ;
  • une écocontribution kilométrique renforcée sur les billets d’avion…

Emmanuel Macron envisage également le recours au référendum populaire (selon l’article 11 de la Constitution) sur certaines propositions dont l’inscription, dans la Constitution, des notions de biodiversité, d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique.

Le président s’est engagé à porter le crime d’écocide au niveau international au sein de différentes instances multilatérales de façon à faire inscrire ce terme dans le droit international. La Cour Pénale Internationale (CPI) pourrait être une des institutions internationales mobilisées sur ce sujet.

Il est à noter que le président de la République n’a pas retenu les propositions suivantes :

  • la limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h ;
  • une taxe de 4% sur les dividendes des entreprises pour financer la transition écologique ;
  • la réécriture du préambule de la Constitution pour « placer l’environnement au-dessus des autres valeurs fondamentales » de la République.

Le président de la République a été très clair : la limitation de la vitesse est une idée intéressante, mais c’est souvent le type de « fausse bonne » idée qui fait débat et efface toutes les autres bonnes idées issues de la convention.

Il n’en demeure pas moins – et c’est un avis personnel – que les Français demeurent des conducteurs dangereux et que les attaques contre les politiques de réduction de la vitesse sur la route sont une outrance supplémentaire faite envers les familles des victimes des accidents de la route. Il faut le dire clairement.

Concernant la taxe de 4%, Emmanuel Macron a rappelé que taxer les dividendes reviendrait à réduire de potentiels investissements étrangers en France. Une telle taxe réduirait la production de richesse et donc de moyens pour financer notre modèle social.

En résumé, on ne peut pas attendre que notre système de santé soit plus efficace avec moins de rentrées d’argent pour le financer. La décroissance, certes séduisante, n’est pas la solution adéquate pour notre modèle social.

Sur la modification du préambule de la Constitution, mettre une norme hiérarchiquement au-dessus d’autres normes est tout simplement inconstitutionnel car, rappelons-le, les principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont indissociables et non hiérarchisables. Mettre la norme environnementale au-dessus des autres normes du préambule n’a pas de sens et peut même se révéler contre-productive.

Pour conclure sur les propositions non retenues, les 150 citoyens de la convention ont rejeté préalablement à 65% la proposition de baisse du temps de travail à 28 heures hebdomadaires (semaine de travail de quatre jours). Très honnêtement, cette proposition n’a pas de sens comme la taxe à 4% car elle est aussi incompatible si l’on veut financer plus largement notre modèle social et notre système de santé en particulier.

Emmanuel Macron a déclaré enfin que certaines mesures réglementaires seront abordées lors du prochain Conseil de défense écologique à la fin du mois de juillet. D’autres dispositifs issus des 146 propositions seront intégrés au plan de relance économique, écologique et social soumis au Parlement à la fin de l’été 2020. Un projet de loi spécifique présenté aussi à la fin de cet été reprendra les mesures législatives restantes.

Le Parlement aura de quoi travailler pour concrétiser cette aspiration écologique de nos concitoyens. Ces derniers pourront avoir le dernier mot sur certaines propositions à travers le référendum. Quant au Conseil économique et social, il deviendra la future chambre des conventions citoyennes, c’est-à-dire une forme de conseil des citoyens qui nourrira la réflexion pour le pouvoir exécutif et le Parlement.

On peut se féliciter que cette phase en faveur de l’écologie se développe concrètement au sein de notre démocratie. Nous devons la saisir et la poursuivre à travers ces conventions mais aussi à travers nos réflexions que nous pouvons tous mener au niveau local.

 

Réouverture des cafés, bars et restaurants en Ile-de-France : encourageons la piétionnisation pour sauver nos commerces

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé aujourd’hui la réouverture des cafés, bars et restaurants dans leur intégralité dans les départements « verts », là où la crise sanitaire est la plus réduite.

Pour les départements en orange comme en Ile-de-France, seules établissements avec terrasse pourront réouvrir et accueillir des clients en terrasse.

Or les commerçants du secteur de la restauration en Ile-de-France ont subi de plein fouet – comme tous les autres commerces – l’impact de la crise sanitaire, après les « gilets jaunes » et la grève des transports durant la réforme des retraites.

À défaut d’être élu local mais issu d’une famille de commerçants, je fais passer le message : les maires doivent accentuer la piétionnisation des rues commerçantes de manière temporaire ou définitive avec des horaires adaptés pour les livraisons par véhicule également.

Il faut ici soutenir les cafés, bars et restaurants qui ne bénéficient pas de terrasse en temps normal mais qui pourraient recevoir de la clientèle si leurs rues sont piétonnisées et interdites à la circulation pendant une durée fixée par arrêté municipal.

C’est seulement comme cela que ces commerces reprendront vie progressivement. Et il faut envisager ce type de mesure sur un temps long, car les conséquences de la crise ne s’effaceront pas d’un coup de baguette de magique dès le 2 juin.

Cette mesure peut aider ainsi de nombreux commerces à Paris, dans les Hauts-de-Seine, et en Ile-de-France. À Issy-les-Moulineaux, il serait ainsi intéressant de connaître le bilan de la crise sanitaire sur les commerces et de savoir si le maire réélu ouvrira la voie (si je puis dire) à une piétionnisation progressive de certains quartiers comme le Centre-Ville pour lequel je demande depuis longtemps ce type de mesure.

La nouvelle équipe municipale sera jugée sur sa capacité à aider ses commerçants. Ils font vivre les quartiers de la ville et demeurent à ce jour les parents pauvres des politiques locales au profit des grands groupes. Il est temps que cela change.

Soutenons nos commerçants, il est grand temps de reconnaître leur apport dans l’animation de nos quartiers.

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