Archives de Catégorie: Conseil économique, social, environnemental local (CESEL)

Grand Débat National : des idées pour le bien commun

Le Grand Débat National, voulu par le Président de la République, s’est achevé et a été un succès unanime ; les Français s’en sont saisis et en ont fait un espace inédit d’échanges politiques qui fera école !

Les différents grands débats qui ont eu lieu ces dernières semaines, notamment à Issy-les-Moulineaux et dans les Hauts-de-Seine, ont permis de faire émerger des idées qui ont fait consensus ou des propositions très originales.

Dans certaines réunions locales, les citoyens ont même voté à main levée des propositions formulées par des groupes de travail ; une forme de démocratie directe salutaire qui s’est déroulée à chaque fois de manière apaisée et respectueuse de la diversité des opinions.

Parmi les propositions formulées, plusieurs ont retenu mon attention entre les 4 thématiques proposées (fiscalité et dépenses publiques ; transition écologique ; organisation de l’Etat et des services publics ; démocratie et citoyenneté) :

  • La reconnaissance du vote blanc, avec parfois un conditionnement de sa reconnaissance avec le vote obligatoire. Néanmoins, le vote blanc a été très souvent demandé par les citoyens ;
  • Une fiscalité progressive sur les volumes des déchets ménagers, afin d’inciter les entreprises et les consommateurs à réduire leurs déchets au quotidien ;
  • Des services publics de proximité : même dans un milieu très urbanisé, les citoyens ont demandé que les services publics restent à proximité (agences La Poste, SNCF, etc.)
  • Une suppression ou une transformation du Sénat en assemblée des citoyens, ainsi que la suppression du Conseil économique, social et environnemental ;
  • Une réforme fiscale pour que l’ensemble des Français paient l’impôt sur le revenu, même à titre symbolique ;
  • Un soutien actif dans les politiques nationales et locales aux mobilités douces et non polluantes comme le vélo.

C’est maintenant au tour de l’exécutif présidentiel et de la majorité parlementaire (LREM et MoDem) de mener une synthèse et de proposer des textes législatifs qui concrétisent ces idées majoritaires.

C’est en effet par la loi que la République doit fonctionner et non par la violence physique et les destructions matérielles.

La République a fait un grand pas, et me vient une idée qui a été également avancée par plusieurs élus nationaux : pourquoi ne pas instituer un Grand Débat National annuel ?

Le débat continue !

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Le vivre-ensemble plutôt que la valeur mobilière, l’être plutôt que l’avoir

Lors de la dernière réunion des conseils de quartier, un adjoint au maire a évoqué devant l’assemblée des conseillers, l’anecdote suivante.

En 2014, le maire ne souhaitait pas se représenter. Mais à la demande d’électeurs, il s’est finalement représenté aux élections municipales.

Non sans gourmandise à le dire, l’adjoint au maire a précisé que cette demande de plusieurs électeurs se fondait sur l’argument suivant : ils voulaient que le maire soit réélu, afin de préserver la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s) sur la Ville.

Si l’anecdote a fait sourire certains, elle a eu aussi l’effet inverse. Elle appelle ainsi deux remarques :

  • La première et la plus importante est que des élections locales comme les municipales appellent à une convergence vers le vivre-ensemble, c’est-à-dire ce qui relie les citoyens d’une ville entre eux.
    Ces liens se bâtissent autour de la solidarité, de l’engagement bénévole dans les associations et/ou les conseils de quartier, les conseils des jeunes et autres structures focalisées sur la vie de la cité.
    Ils se bâtissent autour de l’amélioration de la vie des quartiers sur le plan de la sécurité, de l’hygiène et de la propreté, de l’économie d’énergie et du respect de l’environnement, des animations culturelles pour toutes les générations, du développement des commerces de proximité qui créent du lien social.
    Ces thématiques non exhaustives ravivent l’envie de la citoyenne et du citoyen, quel que soit son âge, à s’engager pour la vie de sa cité.
    Dès lors, inciter un maire sortant à se représenter pour préserver la valeur de son bien est une réflexion non pas flatteuse, mais consternante d’égoïsme et d’étroitesse d’esprit.
    L’avoir serait ainsi une valeur pour certains électeurs ? Un vecteur flatteur également pour inciter un maire à se représenter ? On tombe des nues à entendre cela, de surcroît dans une assemblée où l’engagement bénévole n’a que faire de ce genre d’anecdote.
    À mes yeux, l’être est une valeur primordiale, celle qui fonde l’esprit et l’engagement du citoyen soucieux du vivre-ensemble dans sa cité.
  • La seconde est que le fait de dire publiquement qu’on ne veuille pas se représenter relève simplement d’une stratégie esseulée dans laquelle, le sortant pourra faire le tri entre ceux de son camp politique qui le soutiendront et l’appelleront à se représenter, et ceux qui ne le feront pas et/ou croiront qu’ils pourront lui succéder (et qui donc subiront les représailles du maire sortant).
    De même, l’analyse sociologique du charisme autour du « chef » rappelle que le charisme n’est pas inné ou naturel, mais qu’il relève d’une construction sociale.
    En effet, le charisme tient avant tout aux récits construits autour du « chef » par son entourage, l’objectif étant ici la conquête des voix des électeurs et le ralliement des élus de la majorité derrière le maire sortant.
    Il ne faut donc pas être dupe de cette stratégie qui, faisons le pari, se reproduira en 2020 d’une manière ou d’une autre.

En résumé, dans la vie politique, nationale comme locale, l’être doit primer sur l’avoir et ceux qui affirment qu’un tel est incontournable bercent leurs interlocuteurs dans une profonde illusion.

Issy-les-Moulineaux : bilan 2017 du Conseil de quartier Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes

Comme je m’y suis engagé chaque année, c’est le moment de faire le bilan des actions du conseil de quartier du Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes d’Issy-les-Moulineaux.

Pour rappel, le conseil de quartier dispose annuellement d’un budget de 50 000€ de la Ville et de 92 500€ euros de la part de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Les conseillers de quartier agissent de manière bénévole. Ils sont nommés parmi les acteurs économiques et sociaux de la Ville en y ajoutant un collège de 4 habitants élus par les Isséens du quartier et dont je fais partie.

Cette année, le conseil de quartier a participé au financement : Lire la suite

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