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Issy-les-Moulineaux : meilleurs voeux ! … mais pas pour tout le monde

En cette nouvelle année, souhaitons-nous des voeux de santé, de bonheur et de réussite dans nos projets à nous et à nos proches.

Nous en avons tous bien besoin en cette période où la fraternité et le vivre-ensemble doivent prendre le dessus sur la haine physique et verbale, la mesquinerie et les intérêts politiques particuliers.

A Issy-les-Moulineaux, malheureusement, fort est de constater que les voeux du Maire sont réservés à des personnes triées sur le volet, jugées fréquentables ou acceptables. A titre personnel, depuis mon élection en tant que conseiller de quartier depuis 2014, je recevais une invitation pour les voeux annuels du Maire.

Or, depuis mon soutien à La République en Marche, à Emmanuel Macron à la présidentielle et à son candidat Gabriel Attal aux élections législatives, je ne reçois plus d’invitation aux voeux du Maire. L’année dernière, ce fut la première fois. Cette année 2019, c’est la seconde fois que je ne suis pas invité, alors que d’autres conseillers de quartier sont conviés.

Cette pratique d’ostracisme local assez pathétique ne mérite même pas d’être évoquée ici ; sauf qu’il m’est venu à l’esprit un simple fait : les voeux sont organisés avec l’argent des Isséens.

Logiquement, et dans ce cas, tout le monde devrait être convié, sans distinction, puisque nous contribuons tous au budget municipal et donc aux frais dans l’organisation des voeux. Certes, inviter tous les Isséens coûterait plus cher, mais des voeux à l’attention de tous les habitants avec un peu plus de sobriété dans l’organisation ne pourrait être qu’un beau symbole d’esprit républicain.

J’émets ainsi un voeu (c’est le moment !) : que les prochains voeux à Issy-les-Moulineaux concernent d’abord toutes les Isséennes et tous les Isséens puisqu’ils y contribuent, et non à une partie d’Isséens triés sur le volet et de personnalités politiques des Hauts-de-Seine.

N’oublions pas que la ville est une micro-société à l’image de notre pays : le vivre-ensemble implique que tous les citoyens, sans distinction, participent à la vie de la cité comme de la société.

Excellente année 2019 à nouveau à toutes et à tous.

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Issy-les-Moulineaux : bilan 2018 du Conseil de quartier Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes

Conformément à mon engagement depuis que j’ai été élu conseiller de quartier par les Isséens en 2014, c’est le moment de faire le bilan annuel des actions du conseil de quartier du Centre-Ville/Corentin-Celton/Les Varennes d’Issy-les-Moulineaux (pour rappel, mon bilan pour l’année 2017).

Le conseil de quartier dispose annuellement d’un budget de 50 000€ de la Ville et de 92 500€ euros de la part de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Les conseillers de quartier agissent de manière bénévole. Ils sont nommés parmi les acteurs économiques et sociaux de la Ville en y ajoutant un collège de 4 habitants élus par les Isséens du quartier et dont je fais partie.

Les membres du conseil de quartier mènent des permanences sur les marchés durant l’année comme sur la Place de la République et à Corentin-Celton. Ils effectuent des visites de terrain régulières, notamment pour veiller à la propreté publique ou encore se réunissent en commission thématique (environnement, circulation, commerces, etc.).

Pour l’année 2018, le conseil de quartier a participé au financement des projets suivants :

  • Alignement des arbres et rénovation des trottoirs, rue des Acacias : 26 000 € pour une réalisation prévue en février 2019 ;
  • Aménagements divers sur l’île Saint-Germain, notamment suite aux inondations en début d’année : 23 000 € pour une réalisation courant 2019 (financements solidaires des quatre des conseils de quartier) ;
  • Protection des balançoires, Parc Henri Barbusse et Jean-Paul II : 5 000 € (réalisation à déterminer) ;
  • Projet de plantation d’arbres en pleine terre et végétalisation des places banalisées, Allée de la chapelle Saint-Sauveur : 25 000 € (réalisation à déterminer).

Sur le dernier point de l’Allée de la chapelle Saint-Sauveur, près de l’hôpital Corentin-Celton, l’accord de financement est en attente d’un projet de la part de l’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Notre conseil de quartier s’est vu proposer un projet de jardins partagés, mais jugé beaucoup trop onéreux pour les deniers publics. Des poses de bacs fleuris ont été soumis (1 500 €/bac), mais leur entretien a été estimé trop important.

Le point positif de 2018 de ce bilan est que les financements ont été fléchés sur des projets de végétalisation. Ils doivent être accentués pour 2019 sur l’environnement avec toujours une vigilance sur les sommes engagées. Des projets de solidarité et de vivre-ensemble entre Isséens seraient également intéressants à financer.

A noter également que les actions de dératisation s’accentuent et produisent des effets, même si la lutte contre les rats est une affaire de longue haleine et nécessite une sensibilisation des Isséens  au civisme et à la propreté des rues. A ce titre, GPSO mettra en place une « brigade verte » (en phase d’expérimentation) pour sanctionner les auteurs de dépôts sauvages dans les rues de notre Ville, ce qui est une excellente nouvelle.

Néanmoins, le processus pour analyser et financer les projets des conseils de quartier doit être clairement renouvelé, afin de mieux prendre en compte les idées et les suggestions « bottom up » (du bas vers le haut), c’est-à-dire des idées émanant des Isséens eux-mêmes. C’est un enjeu de la démocratie locale qu’il faut étudier et approfondir.

J’ai émis des réserves sur d’autres projets soumis pour financement et réalisation en 2019 : Lire la suite

Le vivre-ensemble plutôt que la valeur mobilière, l’être plutôt que l’avoir

Lors de la dernière réunion des conseils de quartier, un adjoint au maire a évoqué devant l’assemblée des conseillers, l’anecdote suivante.

En 2014, le maire ne souhaitait pas se représenter. Mais à la demande d’électeurs, il s’est finalement représenté aux élections municipales.

Non sans gourmandise à le dire, l’adjoint au maire a précisé que cette demande de plusieurs électeurs se fondait sur l’argument suivant : ils voulaient que le maire soit réélu, afin de préserver la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s) sur la Ville.

Si l’anecdote a fait sourire certains, elle a eu aussi l’effet inverse. Elle appelle ainsi deux remarques :

  • La première et la plus importante est que des élections locales comme les municipales appellent à une convergence vers le vivre-ensemble, c’est-à-dire ce qui relie les citoyens d’une ville entre eux.
    Ces liens se bâtissent autour de la solidarité, de l’engagement bénévole dans les associations et/ou les conseils de quartier, les conseils des jeunes et autres structures focalisées sur la vie de la cité.
    Ils se bâtissent autour de l’amélioration de la vie des quartiers sur le plan de la sécurité, de l’hygiène et de la propreté, de l’économie d’énergie et du respect de l’environnement, des animations culturelles pour toutes les générations, du développement des commerces de proximité qui créent du lien social.
    Ces thématiques non exhaustives ravivent l’envie de la citoyenne et du citoyen, quel que soit son âge, à s’engager pour la vie de sa cité.
    Dès lors, inciter un maire sortant à se représenter pour préserver la valeur de son bien est une réflexion non pas flatteuse, mais consternante d’égoïsme et d’étroitesse d’esprit.
    L’avoir serait ainsi une valeur pour certains électeurs ? Un vecteur flatteur également pour inciter un maire à se représenter ? On tombe des nues à entendre cela, de surcroît dans une assemblée où l’engagement bénévole n’a que faire de ce genre d’anecdote.
    À mes yeux, l’être est une valeur primordiale, celle qui fonde l’esprit et l’engagement du citoyen soucieux du vivre-ensemble dans sa cité.
  • La seconde est que le fait de dire publiquement qu’on ne veuille pas se représenter relève simplement d’une stratégie esseulée dans laquelle, le sortant pourra faire le tri entre ceux de son camp politique qui le soutiendront et l’appelleront à se représenter, et ceux qui ne le feront pas et/ou croiront qu’ils pourront lui succéder (et qui donc subiront les représailles du maire sortant).
    De même, l’analyse sociologique du charisme autour du « chef » rappelle que le charisme n’est pas inné ou naturel, mais qu’il relève d’une construction sociale.
    En effet, le charisme tient avant tout aux récits construits autour du « chef » par son entourage, l’objectif étant ici la conquête des voix des électeurs et le ralliement des élus de la majorité derrière le maire sortant.
    Il ne faut donc pas être dupe de cette stratégie qui, faisons le pari, se reproduira en 2020 d’une manière ou d’une autre.

En résumé, dans la vie politique, nationale comme locale, l’être doit primer sur l’avoir et ceux qui affirment qu’un tel est incontournable bercent leurs interlocuteurs dans une profonde illusion.

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