Les candidats de la « diversité » sont plus une chance qu’un handicap pour les partis politiques

Une étude de l’IFOP récemment rendue publique (cliquez ici pour la lire) met en avant le pourcentage de candidats issus de la « diversité », lors des récentes élections cantonales de mars 2011 auxquelles j’ai moi-même participé sur le canton Issy-Est.

L’étude est claire : les formations politiques ont encore du progrès à faire en la matière. Non pas qu’il faille jouer avec des quotas comme aux Etats-Unis -pratique que je rejette totalement- mais il apparaît que les formations politiques auront tout à gagner à présenter des candidats de la « diversité » aux prochaines élections pour trois raisons principales :

  • Ces candidats ont très majoritairement moins de 35 ans et ont rajeuni l’âge des prétendants aux élections cantonales, ce qui est une excellente chose ;
  • Ces candidats se présentent pour un mandat qui est souvent le premier, ce qui réduit la possibilité de présenter des candidats « cumulards » ;
  • Les électeurs sont très peu attachés aux origines des candidats et ne les voient pas comme un handicap ; si le candidat est compétent et sérieux, il aura donc ses chances tout comme un autre.

Bien évidemment, l’étude a quelques lacunes, entre autre le fait qu’elle reprenne l’ensemble des candidats dont le prénom sonne « étranger ». C’est un peu léger, et cela omet le fait que ces candidats soient nés Français depuis plusieurs générations. Par exemple, je suis né Français, en dehors de mon prénom et de mes origines caucasiennes. Dois-je considérer faire partie de cette « diversité » ? Ce n’est absolument pas le cas.

Le terme même de « diversité » est également agaçant, car qui peut prétendre être plus Français qu’un autre ? Nous sommes tous issus de mélanges et de brassages, que l’on veuille ou non.

Pour autant, l’étude souligne que malgré la faiblesse des pourcentages, le Mouvement Démocrate (MoDem) a présenté autant de candidats issus de la « diversité » (3%) que le Parti socialiste (2,3%), le PCF (2,2%) ou l’UMP (1,1%). Un chiffre encourageant et qui doit inciter le MoDem a poursuivre cet effort lors des prochaines échéances électorales.

Je vous invite enfin, pour compléter l’information, à lire l’article critique de Marianne 2 relatif à cette étude de l’IFOP, ainsi que l’entretien d’Eric Keslassy (édition du Monde du 11 août 2011), sociologue travaillant pour le think tank « Institut Montaigne », concernant la diversité des candidats lors des élections régionales de mars 2010.

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Publié le 16 août 2011, dans Canton d'Issy-les-Moulineaux, France, Hauts-de-Seine, Ile-de-France, Issy-les-Moulineaux, Social, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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