« Planète à vendre » : la volonté politique peut-elle réagir face à l’agriculture mondialisée et gérée par le profit à court-terme ?

"Planète à vendre" - Photo du documentaire

Ce mardi 19 avril était diffusé sur la chaîne franco-allemande ARTE le documentaire « Planète à vendre » (cliquez sur la page du site) relatif à la situation actuelle de l’agriculture mondialisée, gérée par des investisseurs de Wall Street et par des hommes d’affaires issus des pays du Sud en train d’émerger comme la Chine et l’Inde.

Dans « Planète à vendre », on  y observe notamment un arrogant investisseur indien qui, se croyant chez lui, fait expulser des paysans éthiopiens de leurs terres ancestrales par le biais d’un simple coup de fil à ses amis politiques éthiopiens… tout ça pour faire pousser des roses pour la St-Valentin et du faux riz Basmati !

On peut déplorer ainsi d’une part l’appétit d’argent des investisseurs du capitalisme qui -je le rappelle et contrairement à ce qu’a pu affirmer Nicolas Sarkozy- n’a pas vocation à faire dans la moralité. On peut aussi d’autre part regretter la capacité des dirigeants de ces pays du Sud, des pays souvent autoritaires et corrompus, à vendre sans aucun scrupule les terres de leur pays pour le seul compte d’avoir de l’argent frais. Les promesses des investisseurs de créer des emplois et de développer des infrastructures dans ces pays sont dénoncées largement par les observateurs indépendants. Et les faits sur le terrain leur donnent raison : on ne créé rien, les populations locales ne gagnent rien et perdent même des terres cultivables qui leur appartenaient depuis des siècles.

En conséquence, nous Français pouvons constater l’absence de volonté politique à contrer cet accaparement des terres qui accroît la famine dans le monde. À défaut, nous devons réagir en réfléchissant à ce que nous achetons chaque jour dans notre quotidien pour ne pas ainsi favoriser l’exportation de productions issues de terres volées et dont les bénéfices iront dans les poches d’hommes d’affaires avides.

C’est aussi une remise en question de notre système économique fondé sur un capitalisme débridé qui n’a eu de cesse depuis des décennies de délocaliser hors de nos frontières, et de provoquer entre autres la montée du chômage dans notre pays et sur le continent européen. Face à cela, nous devons réfléchir à deux fois à ce que nous achetons : privilégions nos productions françaises et européennes, et tâchons de relocaliser en France et dans l’Union européenne nos productions précédemment délocalisées.

En 2012, lors de l’élection présidentielle, nous aurons tout à refonder. L’humanisme  et la justice sociale -et un peu l’esprit démocrate-chrétien- doivent servir de base à la France  et  par là à l’Union européenne, afin que soit donner un coup d’arrêt à ce système du profit court-termiste, amoral et désastreux sur les plans économique, social, et environnemental.

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Publié le 19 avril 2011, dans Actualités, Environnement, Europe, France, International, Social, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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